France trotting

16 novembre 2017

Et pendant ce temps, à Marne-la-Vallée...

...L'automne s'est bien installé. Le périmètre de mes déplacements s'étant quelque peu réduit récemment, c'est surtout par des balades dans mon quartier que je profite des petits changements saisonniers. Avec son cortège de déprime : il fait nuit plus tôt, pluie et brouillard s'invitent à la fête... Et aussi ses petits plaisirs : arbres roux (on a été plutôt gâtés cette année avec un bel été indien), odeur de feu de cheminée dans la rue, fruits de saison (orgie de raisin, pommes et poires) plus un certain plaisir à s'emmitoufler douillettement quand le froid s'installe. Avantage inattendu du congé maternité, je profite d'autant plus de ces petits bonheurs saisonniers !

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09 octobre 2017

Pause !

Il n'y a pas grand chose qui puisse me faire mettre ce blog en pause. L'événement qui me fait prendre un peu de recul actuellement est du type à changer une vie : depuis que N. est apparu dans nos vies le 24 septembre, je n'ai plus tellement le temps de bloguer. En fait je concentre surtout mon énergie à faire connaissance avec un petit humain tout neuf ! Evidemment, il n'y a plus tellement de sorties pour l'instant. Elles reviendront, même si dans l'intervalle l'été aura cédé la place à la saison du ciel gris et du brouillard.

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Bref, il est fort possible que ce blog tourne au ralenti le temps qu'une nouvelle routine se mette en place, qu'on se remette à sortir / lire / voyager. Au-delà de la pause initiale, il est possible que le rythme des publications ici-bas soit modifié. Soyez indulgents, je ne compte pas m'arrêter ici !

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21 septembre 2017

Centre-ville Seine-et-Marnais

Parce qu'il n'y a pas que Marne-la-Vallée en Seine-et-Marne, j'ai apprécié récemment une balade dans une ville plus traditionnelle du département, située à seulement 15 minutes en voiture de chez moi : Lagny-sur-Marne. Je ne parle pas ici d'un petit village comme il y en a tant dès qu'on sort de Marne-la-Vallée (voir mes moult posts sur la vallée du Morin, par exemple) ni de petites villes si éloignées de la capitale qu'on se sent déjà à la campagne, comme Coulommiers, et encore moins de grandes agglomérations qui font concurrence à la capitale comme pôles d'emploi (Meaux, Melun). 

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Lagny forme avec ses villes contiguës une banlieue francilienne avec ses quartiers pavillonnaires et son train direct vers Paris, mais il y a aussi un petit centre urbain très mignon avec ses ruelles piétonnes, son bâti historique, ses commerces de bouche et ses bords de Marne en bonus. Prendre la voiture n'y est pas nécessaire si on habite près du centre-ville. C'est une forme de banlieue intéressante : on s'y sent dans une petite centralité vivante, suffisamment pour faire oublier la dépendance de la capitale. Ce n'est pas une banlieue pavillonnaire déshumanisée, tout n'est pas neuf ou en vieillissement accéléré comme à Marne-la-Vallée (attention, je ne dis pas que je n'aime pas ma ville !), et la région ne souffre pas de l'isolement de la campagne.

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17 septembre 2017

Croisière en dessins

Deuxième flashback Norvège : mon habituel carnet de voyage fut particulièrement bien fourni cette fois, les temps morts entre deux escales s'y prêtant bien ! Je vous en extrais quelques petits décryptages sur le vif du monde de la croisière. Il y a déjà un plan - approximatif - de notre bateau, que nous avons fini par connaitre comme notre poche même si ce n'était pas évident les premiers jours... Comment font les voyageurs sur un paquebot géant ?

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Et quelques zooms, notamment sur notre cabine et sur la vie dans le roulis. Je me suis bien amusée à les faire et je m'amuse encore plus à les relire, j'espère que tout sera lisible dans cette version en ligne ! :)

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13 septembre 2017

Du cabillaud à la morue

Je fais un petit retour en Norvège le temps de deux articles. Le premier parle de bouffe (vous êtes surpris ?) car il y a un incontournable de la gasgtronomie norvégienne dont je ne pouvais pas ne pas parler : le poisson séché ! Il s'agit de cabillaud, dont les bancs viennent tous les hivers fréquenter les côtes norvégiennes. Même si elle s'est industrialisée, sa pêche est une tradition bien ancrée dans l'histoire du pays (je ne reviendrai pas sur la Hanse !).

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Il faut dire que ce gros poisson à chair blanche est très savoureux, et puis les norvégiens lui ont trouvé une méthode de conservation bien particulière : séché dans le climat arctique du printemps (et pas un autre, tout dépendant de l'absence de pluie et de neige et de températures juste en dessous de zéro), il se transforme en "stockfish" et peut rester tranquillement quelques années dans votre placard. C'est une forme de morue mais contrairement à celle des portugais, ce n'est pas le sel qui la conserve. L'air sec et froid du printemps arctique la fait naturellement sécher sans altérer son goût...

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Ensuite ce poisson peut être consommé sec (en snack), ou réhydraté. Dans ce dernier cas il retrouve son goût de poisson frais, seule la consistance pâtit un peu du processus. Ma principale surprise fut de découvrir qu'il y a encore un marché pour ce produit ancestral, notamment en Italie (pourquoi ?) et en Afrique, et que les prix au kilo restent très importants, suffisamment pour maintenir en vie les petites exploitations et les petits pêcheurs du Nord du pays.

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Nous avons eu la chance d'observer à peu près toutes les étapes de la transformation et de goûter plusieurs de ses formes grâce au programme culturel de notre croisière de retraités, et parce que nous étions sur place au bon moment pour voir les séchoirs en action (une raison de plus pour aller en Norvège au printemps !). Ces derniers ont un potentiel touristique puissant, même si l'odeur qui va avec peut être gênante pour les narines profanes...

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09 septembre 2017

Lectures from down under

Ces derniers temps, j'ai fait quelques lectures intéressantes sur un pays qui, à la base, n'est pas sur ma liste de voyages prioritaires même s'il a tout pour fasciner : l'Australie. Et je me suis rendu compte que l'Australie fascine du monde et pas seulement pour ses kangourous et son Uluru, ce qui mérite bien un petit article ici.

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Les bouquins en question sont d'ordres divers et variés et je les ai lus sans chercher à suivre un fil rouge : il y a un récit de voyage journalistique de Bill Bryson, qui raconte avec humour les découvertes d'un américain dans un monde étranger ; un roman de fantasy du regretté Terry Pratchett qui envoie un mage du Disque-Monde dans un pays qui a tout de l'Australie sauf le nom ; et un autre livre du même auteur, cette fois un recueil de petites notes sur des sujets divers et variés, parmi lesquels l'Australie revient souvent.

Le point commun de ces livres, c'est la fascination des auteurs pour l'attitude extra zen des australiens vis-à-vis des mille et une créatures venimeuses locales, du coté incongru de sa découverte (de nombreux navigateurs ont réussi à l'accoster ou le contourner sans se douter qu'ils manquaient un continent, et la Nouvelle-Zélande était connue dans ses moindres baies avant que l'Australie ne soit proprement identifiée !), du côté inexploré de l'outback (qui constitue quand même l'essentiel du territoire), qui fait qu'on peut encore de nos jours tomber sur une pépite d'or géante posée sur le sable à condition certes de risquer de mourir de soif... Curieusement, les auteurs font aussi une fixette sur les mouches qui harcèlent le voyageur.

En fait, je me rends compte grâce à ces livres que l'Australie est un pays plein de contrastes : immense mais vide, riche et développé mais à l'écart de l'actualité mondiale, progressiste mais qui n'arrive pas à intégrer ses Aborigènes, plein d'arraignées / serpents / méduses pouvant tuer plusieurs chevaux en une morsure alors qu'il n'y a pas de grand prédateur... Voilà qui fait naître une petite envie d'aller voir sur place. Hélas la liste des voyages à faire est longue et nous nous apprêtons à avoir d'autres priorités dans la vie !

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06 septembre 2017

Chasse au dorayaki

Je me sens mieux ! J'ai enfin réussi à combler une petite frustration d'août, lorsque j'avais fait le tour des pâtisseries japonaises de Paris pour les trouver toutes en congés annuels. Impossible donc d'assouvir mon envie de dorayaki, ce petit sandwich de pancakes fourré à la confiture de haricots rouges qui constitue l'une des rares sucreries emblématiques du Japon (lui-même pas vraiment réputé pour ses recettes sucrées, comme tous les pays d'Asie). Avant que ceux qui me connaissent commencent à blaguer sur mes envies de femme enceinte, je tiens à préciser que l'envie vient surtout du visionnage récent d'un joli film japonais, les délices de Tokyo. Si vous avez l'occasion de le voir n'hésitez pas : c'est joli et ça donne faim !

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Heureusement avec le mois de septembre les commerces ont rouvert, et j'ai pu dans la foulée découvrir une nouvelle adresse du quartier japonais, la pâtisserie Tomo. Elle a fait du dorayaki sa spécialité, d'ailleurs les petits gâteaux sont faits et fourrés sur place sous l'oeil du client pour mon plus grand bonheur. Il y a aussi un salon de thé, un bon choix de boissons chaudes et froides (place au thé et aux parfums typiques comme le yuzu) et d'autres pâtisseries japonaises au menu pour une expérience sucrée plus complète. 

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Conclusion : la gastronomie japonaise fait encore et toujours plus recette à Paris, ce qui permet à de nouvelles spécialités d'arriver à portée des nippophiles français, à ma grande joie - même si je ne sais pas jusqu'à quel degré de spécialisation le commerce est rentable. Si vous cherchez des dorayaki à Paris vous pouvez maintenant aller dans une épicerie (version industrielle emballée), dans une boulangerie-pâtisserie (Aki, rue Sainte-Anne, est la première qui me vient en tête), dans un salon de thé haut de gamme (testez Toraya près de la Madeleine) ou carrément une pâtisserie qui en a fait son produit phare (le fameux Tomo, rue Chabanais).

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01 septembre 2017

Hawaii en musique

Je reviens encore et toujours sur Hawai'i. Déjà parce que ce voyage fut très inspirant, mais parce que c'est une destination très complète : à la fois un paradis de la glandouille et de l'aventure, un pays de mer, de villes et de montagnes, un endroit où l'on mange très bien, qui a inspiré moult auteurs... Je n'ai pas encore abordé la musique. Car oui, Hawai'i a une bande-son qui accompagne à merveille le voyageur, et dont les acteurs du tourisme ont très bien compris l'intérêt !

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Pour beaucoup Hawai'i évoque le ukulele (amené par les immigrés portuguais mais très vite approprié par la population locale), des danses polynésiennes langoureuses (le très sensuel hula se distingue des énergiques danses tahitiennes) et des chansons sirupeuses des années 50-60 (mais si mais si, la pop inspirée tiki de cette époque vous dit forcément quelque chose).

Mais ce qui m'a frappée sur place, c'est que la musique hawaiienne n'est pas qu'un attrape-touristes : c'est un courant qui évolue avec son temps tout en puisant dans ses racines. Pour bien comprendre cela, je pense qu'il faut garder en tête que nous sommes aux Etats-Unis, pays qui chérit entre tous la chanson locale. Prenez les codes de la country : amour du pays natal, fille laissée au village, fierté locale... Enlevez le banjo, ajoutez une guitare slack-key / un ukulele / quelques sonorités reggae (car le métissage est une clé de voûte de la culture locale) et vous obtiendrez la musique hawaiienne contemporaine. Tout cela additionné, vous obtenez un courant qui oscille en permanence entre l'avant-garde et le ringard.

En tant que visiteur, vous en entendrez partout jusqu'à l'overdose : radios bien sûr, mais aussi à peu près toutes les boutiques et tous les halls d'hôtels. Certains morceaux reviennent plus que d'autres, avec en première place (de loin) le Over the Rainbow de Israel Kamakawiwo'ole. "Braddah Iz" est d'ailleurs non seulement une tête de gondole touristique mais aussi un vrai héros local (à sa mort, un jour de deuil général a été décrété par l'Etat). Vous entendrez aussi à peu près tous les classiques pop ou succès du moment repris en version hawaienne dans les bars et cafés, où performent très souvent des artistes locaux. 

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C'est tellement fréquent, y compris dans les petits bars locaux, que je pense que les musiciens sont rarement pros : ce sont des gars du coin qui complètent leur salaire en jouant le soir. D'ailleurs pour les communautés locales, toutes îles cofondues, la musique est aussi présente au quotidien au travers de concerts et autres fêtes locales. Les magasins de musique regorgent de jeunes artistes aux noms métissés qui montrent, s'il y a encore besoin, la vivacité de ce courant !

En bref, voilà une culture musicale très bien enracinée, complète et vivante, qui nous a donné envie d'en savoir plus. Depuis notre retour, nous avons fait une petite compilation de classiques et de morceaux plus récents découverts sur place ou dénichés sur Internet. Quelques uns de ces morceaux / artistes illustrent cet article. Et pour ceux qui veulent creuser le sujet, le très intéressant Honolulu Magazine a publié une liste des 50 meilleures chansons hawaiiennes et une autre de bonnes chansons contemporaines qui a beaucoup inspiré mes recherches. Bonne écoute !

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29 août 2017

Perchoir parisien

Il y en a des points de vue haut perchés à Paris, à commencer par les plus connus - que je n'ai jamais testés, ahem - comme les tours Eiffel et Montparnasse. Moins connus, mais infiniment plus branchés, il y a les bars sur les toits, maintenant appelés rooftops parce que comme beaucoup de modes c'est international.

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Une occasion imprévue m'a récemment amenée au Perchoir de l'Est, un lieu plutôt original puisque le bar est installé (comme son nom l'indique) sur un toit-terrasse de gare (la gare de l'Est), juste sous l'une de ses grandes verrières. C'est un lieu éphémère, qui n'est pas le seul point de vente de l'enseigne à Paris (elle se spécialise dans les lieux hauts perchés ), mais l'ambiance est soignée en mode guinguette chic : mobilier faussement hétéroclite en bois, végétation fournie, guirlandes d'ampoules, le tout associé à une carte de cocktails originaux et une entrée confidentielle avec videur. Ici le panorama n'est pas aussi fabuleux que depuis une haute tour, mais il sort des sentiers battus, et tout était réuni ce soir là pour un bon moment en plein air !

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23 août 2017

Val d'Europe in progress

Ca y est, je ne bouge plus beaucoup. Du coup les sorties se transforment en balades dans mon quartier, parce qu'il est dommage de ne pas profiter du beau temps - enfin, le peu que ce mois d'août nous a accordé... Chance, Val d'Europe est un bout de ville nouvelle en constante évolution. Après l'extension du centre commercial livrée ce printemps, c'est du côté de Chessy et de Montévrain que des îlots entiers sont en construction.

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C'est à la fois agréable et déconcertant d'habiter dans un quartier en constante évolution. Mine de rien voilà 5 ans que je suis dans le coin et rétrospectivement, j'ai déjà vu de nombreux terrains vagues se transformer en résidences. Certains de mes itinéraires bucoliques sont devenus des promenades urbaines, et à l'inverse des terrains vagues san âme se sont transformés en de nouveaux espaces piétons plutôt agréables à vivre. 

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Dans l'ensemble, j'aime cet environnement en mutation. Mais les deux grandes questions qu'il me pose sont dans l'évolution à moyen terme : Val d'Europe sera-t-il toujours aussi agréable à vivre dans 5 à 10 ans ? Beaucoup des nouveaux habitants étant salariés dans la capitale (malgré la proximité de l'employeur Disney), le RER A tout proche - déjà saturé en heure de pointe - risque de devenir invivable à terme. Et surtout, je me méfie spontanément du neuf car il ne suffit pas de livrer un ensemble tout propre, il faut aussi que ses propriétaires l'entretiennent pour qu'il vieillisse bien. Difficile de dire à ce stade si Val d'Europe se sublimera ou se paupérisera avec les années, vu que les parties les plus anciennes ont seulement une vingtaine d'années... 

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