France trotting

09 mai 2012

Une pause s'impose

Je pars après-demain découvrir la Martinique et je ne pense pas avoir le temps d'actualiser ce site d'ici là : je vous laisse donc patienter devant une spécialité régionale observée par F. à Sarlat dans le Périgord. Notons qu'il s'est mis en risque pour me ramener ce magnifique cliché et remercions-le de son audace. Nos régions ont du talent ! ^^

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02 mai 2012

Trucs et astuces du piéton pressé à Paris

Le piéton parisien est un loup pour le piéton parisien. Ainsi, tous les matins et les soirs de semaines, les paisibles trottoirs de la Ville Lumière et couloirs du métro se transforment-ils en pistes de courses de buggy (ou de patinage de vitesse, ou de Mariokart, à votre convenance). Les touristes et les mémés n'ont qu'à bien se planquer : l'actif parisien est pressé le matin d'arriver au turbin et le soir de se calfeutrer chez lui avec son entourage proche, quitte pour cela à réduire au maximum un temps de trajet inutile et rendu désagréable par la surfréquentation des axes de transport.

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Un matin à la Défense

Je suis moi-même une hyène professionnelle de trottoir ; en tout cas le suis-je progressivement devenue par mimétisme ou par assimilation des lois de la jungle métropolitaine. Vous débutez ? Vous en avez marre de vous faire bousculer un peu trop souvent ? Voici le fruit de mon expérience pour vous aider à passer du côté obscur :

1. Avant tout, de bons mollets : celui qui va vite double en tout-terrain sur du plat, de la pente ou de l'escalier, qu'il pleuve ou qu'il gèle. En somme, celui qui va vite s'impose comme le roi du trottoir. Plus que tout, celui qui est capable d'aller vite durablement s'évite la honte absolue de doubler pour ensuite se faire rattraper par ses voisins de derrière au tournant du couloir.

2. Flairer les raccourcis : Attention, un raccourci ne l'est pas toujours géographiquement : il est souvent plus pratique de prendre un virage très large (et doubler la file qui a voulu le couper) ou privilégier une volée de marches à son escalator voisin. Vous pourrez ensuite jeter un regard triomphant sur les personnes qui vous ont bousculé pour sortir du métro avant vous et attendent toujours leur tour derrière un groupe qui n'a pas l'air pressé. Connaitre les bons raccourcis, ça ne vient pas tout de suite : il faut pratiquer le terrain régulièrement, voire au quotidien, pour perfectionner sa trajectoire et connaitre les meilleurs "spots".

3. Savoir se faufiler : allons, on n'est pas en voiture et le code de la route ne s'applique pas. Depuis quand faut-il doubler par la gauche uniquement et éviter de déboiter par surprise ? C'est ici que je mets à profit ma petite taille et une corpulence dans la moyenne. Savoir se faufiler c'est aussi maîtriser le soupir, le regard insistant ou la marche bruyante pour faire comprendre à la personne qui bloque le passage qu'elle pourrait se décaler pour vous laisser passer (si, si !).

4. Anticiper les blocages. le piéton parisien pressé sait remarquer les futurs problèmes et agit en conséquence pour minimiser la perte de temps. Il est capable de sortir son pass Navigo dans la seconde (honnies sont celles qui le laissent au fond de leur sac à mains qu'elles passent de façon hazardeuse devant le détecteur en attendant une réaction !) et choisit son tapis roulant en fonction de la plèbe qui y est présente. Il sait repérer de loin le touriste, la famille nombreuse, la bande d'amis et les personnes âgées, plus lents ou plus volumineux que la moyenne. Fort heureusement, les populations se mélangent peu à l'heure de pointe et cette cohabitation ne semble pas, pour l'instant, poser de problème majeur...

 

Pourquoi n'y a-t-il pas dans ma liste de critère du style "laisser sa courtoisie chez soi" ? Parce que tout l'art du piéton parisien pressé est justement de flirter avec les limites du savoir-vivre sans les dépasser de manière outrancière. Pas de bousculade (du moins, tant qu'il n'y a pas de grève des transports en commun...), pas d'insulte, de l'insinuation plutôt que de la démonstration de force...
Le point le plus dérangeant dans cette histoire est plutôt la capacité du piéton (moi la première) à se replier dans sa carapace en repoussant ses confrères aux frontières de sa perception : les gens, la foule, le troupeau... Par instinct de conservation en grande partie : pour ma part, foule présente, sollicitations des pubs, mendiants (sans remettre en cause leur présence)... Sont autant de petites agressions du quotidien que j'ai malgré moi appris à mettre de côté pour commencer la journée du bon pied. Hélas.

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29 avril 2012

A pied de Bastille à Vincennes

La Promenade Plantée a été aménagée par la ville de Paris sur une ancienne voie ferrée désaffectée, entre la place de la Bastille et la Porte Dorée, à l'entrée du bois de Vincennes. J'avais déjà arpenté séparément certains tronçons, mais avais envie depuis un moment de tenter la traversée intégrale : voilà qui est fait, à la faveur d'un après-midi un peu moins moche que les autres (temps de printemps parisien, quand tu nous tiens...).

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Le parcours est long d'environ 5 km, et se décompose en plusieurs phases au dessus ou au dessous du niveau de la rue. L'aménagement urbain et des espaces verts est de très bonne qualité, même si on ne retrouve pas l'originalité de la High Line new-yorkaise (qui s'est par ailleurs ouvertement inspirée du cas parisien...).

Le premier segment commence derrière l'opéra Bastille : c'est le plus visible du parcours, avec son viaduc monumental sous lequel ont été aménagées des boutiques d'artistes. Le parcours y est aménagé comme une ruelle boisée, des points de vue intéressants sur les rues du 12e arrondissement y sont dégagés.

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Au niveau de Reuilly-Diderot, la promenage descend au niveau de la rue, puis en dessous en suivant une tranchée ponctuée de tunnels. L'ambiance calme est étonnante lorsqu'on pense à l'agitation des rues parisiennes de l'étage supérieur.

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Enfin, juste avant la Porte Dorée, l'ultime segment est un parc urbain d'où part un sentier boueux, au milieu d'une végétation laissée libre. Quelques jardins et potagers de voisinage ponctuent le paysage. Puis c'est le cul-de-sac : on se retrouve face à une grille derrière laquelle on aperçoit l'ancienne voie ferrée. Pour terminer le parcours, il faut descendre et aller chercher la Porte Dorée qui se trouve à quelques rues de là, puis récupérer le bois et la ville de Vincennes.

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Dans l'ensemble c'est donc une belle balade dans la nature, paradoxalement située au coeur même de la capitale. Attention cependant si vous tentez votre chance : le parcours n'étant probablement pas fait pour être suivi dans son ensemble, il n'y a que très peu de signalétique et il faut parfois faire appel à son sens de l'orientation pour trouver la suite de l'itinéraire...

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25 avril 2012

Cliché de France : le miroir aux oiseaux

Après quelques années de déplacements professionnels un peu partout en France, je me retrouve avec une intéressante photothèque pleine de cartes postales ou de lieux insolites. Il serait tellement dommage de ne pas partager certains clichés... Je vais donc tâcher d'en distiller régulièrement, même si la date de prise de vue est parfois complètement déconnectée de celle de la publication des articles...

Le cliché d'aujourd'hui : un café caché derrière le Miroir aux Oiseaux, à Martigues (petite ville coincée entre l'Etang de Berre et la mer, près de Marseille).

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22 avril 2012

Y a plus de saisons !

C'est tout frais : profitant d'une période de transition professionnelle, dans 3 semaines je pars me changer les idées 8 jours en... Martinique ! J'inaugure donc non sans jubilation une nouvelle catégorie pour ce blog, celle des territoires français d'outre-mer.

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Ce voyage devrait être riche à tout point de vue. Il y a bien sûr une découverte du climat tropical (une première pour moi !) et la carte postale de la plage à cocotiers... Il y a l'histoire mouvementée des Caraïbes, faite de marins et de corsaires, de guerres de territoires et de commerce d'êtres humains (hélas)... Enfin, il y a le fait que ce bout d'Amérique soit français, avec sa langue, ses mairies et ses aides sociales : un contraste assurément dépaysant.

L'idée d'origine était de se reposer, mais je pressens que la curiosité va me (nous) pousser à la balade et à l'excursion ! Plus d'informations dans le compte-rendu, ici même dans quelques semaines...

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16 avril 2012

Statistiques géographiques

 

Alors que cela fait quatre ans (!!) que j'enrichis ce blog, je me suis rendu compte que je n'ai jamais fait un bilan chiffré de mes pérégrinations. Calcul fait, c'est assez intéressant...

 

1. Sur les 309 messages postés ici depuis le début, 64% parlent de la France. Parmi les autres 26% parlent de l'étranger (essentiellement à cause de deux grands voyages au Japon et à New York) et le reste, 8 à 10%, se situe "entre deux" (transports, notes transversales comme celle-ci, petits hors sujets, oubli de classification).

 

2. En France, mes billets sont très inégaux dans leur localisation mais il reflètent plutôt bien mon rapport aux différents territoires...

  • Les régions où j'ai habité / que je fréquente souvent : Paris arrive en premier avec 63 messages, suivi de l'Ile-de-France (42), Rhône-Alpes qui m'a vu grandir (36) et le Nord-Pas-de-Calais (19) où j'habitais lorsque ce blog a débuté.
  • Les régions où je vais plus qu'occasionnellement, essentiellement pour mes loisirs : le Languedoc-Roussillon (10 messages, j'y ai par ailleurs habité 5 ans), Provence-Alpes-Côte-D'azur (7) et l'Alsace (7 également).
  • Les régions où j'ai mis les pieds à l'occasion d'une ou deux visites (1 à 4 messages) : Lorraine, Champagne-Ardenne, Poitou-Charentes, Centre, Normandie, Aquitaine et Bourgogne.
  • Les régions où je n'ai jamais ou presque mis les pieds (travail mis à part...), honte à moi : Bretagne, Picardie, Franche-Comté, Corse, Pays de la Loire, DOM-TOM. Ces régions n'ont donc toujours pas de catégorie à leur nom sur ce site...

 

Cette évaluation me permet de me rendre compte du chemin parcouru depuis 4 ans, mais il montre surtout d'inacceptables lacunes concernant des régions majeures de l'identité française comme la Bretagne ou l'Auvergne où je n'ai strictement jamais mis les pieds !! Je ferai mon possible pour corriger ça, restant bien consciente que je ne pourrai pas habiter partout et avoir une vue "de l'intérieur" de chaque région, hélas...

Première étape de cet élargissement très bientôt, pour explorer un territoire inédit bien loin de la Métropole ? :D

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12 avril 2012

Le littoral est-il à tout le monde ?

A l'occasion d'un récent déplacement sur la côte d'Azur près d'Antibes, je suis retournée près de l'endroit où j'ai passé mes étés d'enfance. L'occasion aussi pour moi de porter un regard plus adulte sur des endroits que j'avais surtout retenu pour leurs manèges ou leurs marchands de jouets...

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En fait, cours d'urbanisme à l'appui, c'est assez frappant : la Côte d'Azur est un parfait exemple d'urbanisation sans réglementation, puisque les stations balnéaires s'y sont développées dès le début du 20e siècle, bien avant la loi littoral qui a tenté de limiter l'urbanisation près des côtes... Et pourtant, dans le droit français, le bord de mer est à tout le monde et ne peut pas être privatisé.

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Réflexion qui ne s'applique évidemment pas pour la vieille ville fortifiée d'Antibes, qui existait bien avant que la notion de tourisme ne soit inventée... 

Scannons le littoral entre Antibes et Cannes : la plage, assez mince, est bordée par la route du bord de mer puis par la voie ferrée. Derrière se trouvent les résidences de tourisme, puis les quartiers de villas qui grimpent le long des coteaux. La plage est presque étranglée par la station balnéaire et ses moyens de transports.

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Le plus étonnant, en fait, est la quasi-monopolisation du littoral par les plages privées. Officiellement et dans le droit français le bord de mer ne peut pas être privatisé : les plages privées ont donc installé transats et parasols sur le sable, et proposent un service de boissons / restauration en échange d'une (pas si modeste) contribution... Officiellement le sable y est à tout le monde, et pourtant personne n'ose vraiment s'y investir. Ceux qui ne souhaitent pas payer sont condamnés à s'entasser (comme moi et ma famille jadis) sur les quelques plages publiques, minoritaires le long du littoral.

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Le tourisme haut-de-gamme et les résidences secondaires ayant été à l'origine du mouvement touristique, de nombreuses villas (notamment autour du cap d'Antibes) ont monopolisé le bord de mer, à tel point qu'on peut se promener à deux pas de l'eau sans le savoir... Et sans toujours pouvoir y aller.

Et pourtant, que de souvenirs entre Vallauris et Juan-les-Pins ! Les plages bondées et l'eau boueuse ne me faisaient pas peur. J'en suis suffisamment nostalgique pour prendre le risque d'y revenir un jour en vacances, à l'occasion... Ce petit saut en plein beau temps, alors qu'il pleut partout en France, m'en a en tout cas bien donné envie.

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03 avril 2012

Brèves franciliennes

Quoi de neuf récemment ? Une vue du Stade de France depuis Saint-Denis, saisissant de contrastes...

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Un concert coloré de The Shins, sympathique groupe de folk du Nouveau-Mexique...

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Un interminable escalator de la station Auber, station qui détient sans doute la palme des circulations verticales les plus impressionnantes du réseau parisien.

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21 mars 2012

Espace vital minimum

La question du siècle : comment peuvent bien passer 8 heures de vol quand l'espace dont on dispose nous permet à peine d'allonger les jambes (et encore je suis petite, certains ont les genoux qui touchent !), et quand tout notre divertissement se résume à un choix entre plein de films sur un mini-écran-avec-un-son-tout-pourri et entre deux menus de déjeuner ? Une partie de la réponse se trouve dans l'excitation du voyage, sans doute...

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Ah, comme j'aimerais m'envoler loin et repartir à l'aventure touristique dans de nouvelles contrées ! Hélas ce n'est pas à l'ordre du jour dans l'immédiat...

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18 mars 2012

L'art du bain japonais

Il y a peu de sorties en ce moment, et j'ai enfin connecté mon scanner à mon nouvel ordinateur : j'en profite pour publier ici quelques croquis faits à la va-vite lors de notre mémorable voyage au Japon, en 2010.

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Parmi les joies de l'hébergement traditionnel japonais, il y a le bain. Avec un peu de chance, il s'agit d'un Onsen et les eaux sont naturellement chauffées par les volcans, comme lors de notre séjour dans le Tochigi, au Nord de Tôkyô... Sinon, c'est une salle de bains commune (et mixte !), comme dans notre auberge traditionnelle à Hiroshima. Dans les deux cas, on se lave sur des tabourets en plastique, avant de profiter seul ou à plusieurs d'une grande baignoire où l'eau est généralement au delà de 40°...

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