Du moins, c'est de cette façon que la petite capitale de Big Island était présentée dans le Lonely Planet qui nous servait de guide. Hilo est le pendant de Kailua-Kona pour l'Est de l'île, mais la comparaison s'arrête là. Elle est aussi pluvieuse que Kona est ensoleillée, connue pour ses catastrophes naturelles plutôt que pour ses plages, et la vie locale l'emporte sur le tourisme qui fait vivre sa voisine. 

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Il est faux de dire que Hilo n'est pas du tout touristique, car sa situation au pied des volcans en fait un point de chute idéal pour les visiter et le petit centre-ville semble vivre de ses musées et ses restaurants. Mais avec ses administrations, l'agriculture folle de la côte Est qui l'entoure et sa concentration étonnante de SDF (!) Hilo est clairement une des villes les plus "locales" vues lors de ce séjour Hawaiien.

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Les aléas du voyage nous ont amenés à revenir plusieurs fois à Hilo (merci le vol d'Hawaiian Airlines annulé à la dernière minute...), ce qui nous a en fait permis d'approfondir la visite. Je retiendrai surtout le petit musée du tsunami, très instructif à la fois sur l'histoire de la ville (abonnée aux vagues géantes, trois grosses rien que pour le XXe siècle, résultat, la ville s'est éloignée de la mer et le littoral est désormais réservé aux routes, parcs, parkings...) et sur l'exposition de l'archipel hawaiien aux tremblements de terre qui secouent régulièrement le Pacifique. Je comprends mieux les zones d'évacuation tsunami vues à peu près partout : à Hawai'i la menace est prise très au sérieux !

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