Ah, les zones commerciales d'entrée de ville, espaces de non-droit esthétique accusés d'enlaidir à eux seuls notre beau pays par un célèbre article de Télérama... Sans vouloir raviver la polémique, j'ai récemment vécu une plongée involontaire au coeur de l'entrée de ville de Meaux. 

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A l'origine de cette expérience, un contrôle automobile et une heure à tuer autour de la concession en attendant que ma voiture me soit rendue. Etant à pied, trop loin du centre-ville et limitée par une voie rapide, j'ai décidé de tuer le temps en me baladant dans la zone commerciale. Premier constat : je n'en suis pas morte et l'expérience était moins déplaisante que je ne l'aurais prédit. La laideur ne tue pas !

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De parkings en trottoirs, de routes de quartier en ruelles de livraisons défoncées, j'ai découvert une grande diversité de paysages (et de fonctions) dans un tout petit périmètre. Quand on n'est pas en voiture, l'espace n'a plus autant de sens : les entrées des commerces font face aux arrières des autres, une rue tranquille isole des maisons de zones de livraison pour camions... Et je n'étais pas si seule à ne pas avoir de voiture : un homme se reposait sur l'herbe contre la voie rapide, un bouc broutait tranquillement l'herbe dans un terrain vague voisin...

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En fait, les entrées de ville sont très dépaysantes quand on a l'habitude de se promener dans des lieux pittoresques. Sans voiture, on se sent étranger en exploration dans un autre pays. Pourquoi voyager loin ? Démocratisons les balades en France moche !