08 août 2009
Théâtre à Avignon, Crocodile à Nîmes
Nîmes et Avignon, deux préfectures, deux villes d'histoire, et pourtant deux caractères très différents. Nîmes est romaine et Avignon médiévale, Nîmes est assez populaire et Avignon plutôt bobo. J'ai eu l'occasion de l'observer une nouvelle fois la semaine dernière.
Dans mes années (dorées) de lycée dans le Gard, c'est Avignon qui l'emportait : la ville la plus proche pour le shopping, l'escale SNCF de référence... Je n'étais jamais venue pendant le festival et on peut dire que même pour un avant-dernier soir, l'ambiance est là. Les affiches recouvrent les monuments et les panneaux de signalisation, les théâtres se trouvent perdus dans de minuscules ruelles, Saltimbanques et musiciens de tous types s'installent dans les innombrables rues du centre, donnant un petit air de fête des fous ou de cour des miracles. Spécial, mais mis en valeur par le cadre (un patrimoine historique exceptionnel) : on se croirait dans une autre époque.
A part quelques monuments romains bien connus, Nîmes est de facture plus moderne. Ce qui m'a perturbé lors de mes visites de la semaine dernière n'a rien à voir avec une ambiance urbaine ou une politique d'urbanisme (genre, je ne parle que de ça !) mais concerne un petit crocodile en laisse attaché à un palmier. C'est le symbole de la ville, et est-ce que je suis seule à lui trouver une ressemblance avec le sigle d'une certaine marque de luxe....?
Une recherche google m'a appris qu'il n'y a pas de lien. Le sigle vient simplement de l'emblème des pièces de monnaie romaines que les agriculteurs ont trouvé en abondance dans leurs champs pendant des années. Mouais, quand-même, il y a le domaine de Costières juste à côté qui exhibe fièrement son croco...
12 avril 2009
La saison des parcs est ouverte !
Ah, le beau temps, les petits oiseaux qui chantent, les arbres qui se couvrent de fleurs / feuilles / martenistas... Pas de doute, c'est bien le printemps ! Dans Paris, ça ne s'observe pas nécessairement, à moins d'avoir un espace vert à proximité de chez soi. Ou bien il faut consacrer une partie de son temps libre à flâner dans les parcs...
L'étape d'hier était la découverte du jardin d'acclimatation, qui est au bois de Boulogne ce que le parc floral est à Vincennes, avec quelques nuances. Le jardin d'acclimatation (surtout destiné aux enfants et familles, ai-je compris sur place) est un mélange entre jardin et parc d'attraction, qui alterne espaces verts thématiques et manèges. Si l'entrée est vraiment moins chère que celle du parc floral de Vincennes, les attractions ne sont pas comprises dans le prix et en famille, on doit vite se ruiner...
Belle intégration des attractions dans les jardins...
M'enfin il y a vraiment moyen de se contenter d'une promenade, entre le jardin coréen, les volières (léoon !) et les animaux de la ferme très en forme.
Et puis en ce moment, il y a cette "exposition" sur l'amérique qui est en fait une sorte de fête foraine thématique, où l'on peut acheter cup cakes et mugs à l'effigie de Barack Obama, prendre la pose devant un vrai schoolbus ou encore (mon préféré !) se regarder dans des miroirs déformants. Pas des plus fins, mais franchement divertissant !
Oooh, on dirait que je suis grande ! ^^
21 janvier 2009
Suivez le lapin rose (mais attention aux doigts hein)
Il fait partie intégrante de l'identité parisienne :
C'est le symbole territorial le plus bizarre que je connaisse, surpassant même la moule lilloise et le paret de Manigod ! Et les Jackass de MTV s'en emparent, forcément...
14 décembre 2008
Petit tour en France de l'extérieur
Autrement dit, je viens de passer un agréablissime weekend à Strasbourg. L'occasion de revoir ma colocataire d'Amsterdam, qui se trouve travailler à la cour de justice européenne. Si la nostalgie et les vieilles habitudes ont été au programme (j'avais oublié qu'on pouvait se laver la bouche avec du savon :S), nous avons bien sûr pris le temps de nous balader dnas la capitale alsacienne.
Strasbourg possède l'un de ces centres-villes plein de recoins carte-postale, avec canaux, colombages à volonté et tout plein de ces toits pointus hérissés de fenêtres. L'architecture un peu massive, la pierre rose, les bâtiments pastels, beaucoup de détails rappellent l'Allemagne de l'Ouest. Pas très surprenant, me direz-vous...
Outre la cathédrale et la vieille ville, il y a les institutions européennes dont le parlement qui vaut le coup au moins pour constater son inutilité (une cession symbolique de temps en temps...). Ah, l'architecture vaut le coup, aussi : ce coin-là pue le projet urbain.
Sinon, quand on est gavés d'histoire et d'architecture, il y a ce petit zoo près du parc de l'orangerie (ne me demandez pas de le situer sur une carte...) qui héberge un centre de reproduction de cigognes. Et un cliché en plus, un !
Ma grosse déception est que l'Allemagne est bien plus éloignée du centre que je le pensais. Le fameux pont qui enjambe le Rhin est bien plus loin vers le Nord... Faudra que je revienne...
21 août 2008
Deux jours de marche monchue : J1-bis, descente vers le col du Tricot
Le mot "descente" est généreux : si la suite de notre balade autour du glacier de Bionnassay incluait effectivement une descente de 1000 m, elle se poursuivait par une remontée par le col du Tricot (400 m de dénivelé). Mal nécessaire pour atteindre l'alpage de Miage, notre zone de bivouac (j'adore ce mot, il donne l'impression que je suis une alpiniste qui tente l'Anapurna!!).
Prochain checkpoint, ce col en face ! Pour y accéder : redescendre puis remonter. Pas d'autre chemin...
Et pour commencer, nous croisons dès notre retour de Tête-Rousse un troupeau de bouquetins, bêbêtes agiles de montagne à grandes cornes : de quoi se prendre pour un reporter de National Geographic, une fois de plus.
Et là attention, la photo type pub pour du Chamois d'Or ^^ (j'en suis toute fière, merci au bouquetin qui a bien voulu prendre la pose)
Le sentier que nous prenons serpente le long de la moraine du glacier de Bionnassay, ce qui nous permet d'approcher le monstre d'assez près... Retour dans la montagne à vaches, ses alpages et ses fleurs.
Photo d'en haut : on peut voir le sentier presque jusqu'en bas.
Pour monter au col de Tricot, il faut obligatoirement traverser le glacier. Heureusement pour nous, une sorte de pont de cordes/planches a été construit en aval, au dessus d'un énorme torrent. Moment "je me la joue Indiana Jones"... Ce qui est plus triste, c'est que du temps où mes parents gambadaient dans ce beau massif, la traversée qui avait lieu au même endroit se faisait sur la glace. Aujourd'hui, les premiers séracs se situent un certain nombre de kilomètres en amont... Le recul des glaciers dans les Alpes est bel et bien une réalité. Y revenant après 7 ans, j'ai pu le constater par moi-même !
No comment pour la suite : les nuages s'étaient accumulés et une partie de l'itinéraire s'est fait dans la fatigue. Une montée-descente de trop, pas de vue et une très grosse envie de pouvoir déjà planter la tente !
La météo sera-t-elle plus clémente pour le jour 2 ? La suite au prochain épisode ! ^^
17 août 2008
A l'abordage ! (sur le Rhône)
J'introduis ici le chapitre "en Savoie avec la famille" de mon été ! Retour dans l'avant-pays savoyard, ses vaches, son tourisme presque inexistant et son taux d'alcoolisme qui frôle des sommets -_-' ...
Un coup de chance qu'a été cette balade en bateau avec des amis de la famille. Au programme, un pique-nique sur le Rhône (eh oui ! il coule aussi ici), un passage sur canal le long de la pittoresque commune de Chanaz, et en dessert le lac du Bourget himself. Le tout comprenant clapotis des vagues, eau bleu limpide et baignades fréquentes. Très, très agréable !
Dans l'ordre : un pont sur le Rhône, le canal de Chanaz (dont rien ne vient rider la surface), et le lac du Bourget.
C'était l'occasion d'observer toutes sortes d'oiseaux qui aiment l'eau, des cygnes et canards aux cormorans, car le coin est plutôt calme - enfin, surtout sur le Rhône. L'occasion aussi de bonnes baignades dans une eau acceptable (26° dans le lac du Bourget, qui dit mieux ?) et souvent très profonde (plus de 100 m pour ce même lac). Ma grande peur : toucher du doigt de pied un silure. Vous savez, ces gros poissons très moches qui peuplent certaines étendues d'eau de France...? Fort heureusement ils vivent plutôt en profondeur et ont logiquement peur des hommes. Si vous venez goûter l'eau des lacs de Savoie, ne faites pas comme moi, baignez vous l'âme en paix !
Ai-je pensé à préciser que les cygnes sont des sales bêtes ?
Résultat de cette journée ? J'ai bien envie d'en savoir plus sur la France des canaux. Concrètement, j'ai surtout ramené des coups de soleil terribles : c'est sûr, le beau temps de la moitié Sud me change de mon endive attitude nordique ! ...
Mais c'est aussi ça être en vacances ! ;)
16 août 2008
La Plage en Camargue
J'ai découvert la semaine dernière ses joies et ses inconvénients.
Le principal avantage est que le lieu est souvent presque désert, ce qui est rare pour le littoral méditerranéen. Je passe sur les plus de la mer dans le Sud (notamment par rapport à la côte d'Opale), de la température de l'eau aux chances d'ensoleillement !
Par contre, il faut compter une bonne heure de route pour y accéder, par des routes rares qui traversent pâturages à taureaux, rizières, puis salins et lagunes. Sinon, il y a la plage des Saintes Maries de la Mer, plus accessible mais plus courue. Adieu empreintes de pas troublant les rides du sable !
Ce que la plage du Piémanson (où je suis allée) a d'unique, c'est qu'en plus de la baignade, quelques pas suffisent pour trouver derrière la dune les étangs où paissent les flamands roses. Pas mal pour se la jouer reporter de National Geographic ! (et je le reconnais, il me du chemin à faire...)
14 mai 2008
Water, water, water everywhere !
Nausicaa...
Elle est la fille du roi Alkinoos qui recueille Ulysse dans son périple sur les eaux de Méditerrannée; c'est aussi un long métrage de Hayao Miyazaki que je n'ai (honte à moi!) pas encore vu. Pour ce qui m'intéresse ici, c'est le Centre National de la Mer à Boulogne, visité la semaine dernière.
C'est aussi l'occasion de commenter la visite d'un parc à thème ! parce qu'à l'image des Marineland et SeaLife, Nausicaa est un aquarium thématisé et aménagé, bien au delà du musée d'histoire naturelle ou du zoo. Et je dois dire que dans cette catégorie zoo de luxe, le centre s'en tire plutôt bien, même si le prix du ticket d'entrée occupe les pensées pendant les quelques premières étapes de la visite !
Dès l'entrée, la thématisation marche à merveille : lumière tamisée et musique new age de rigueur, mais aussi des éclairages et des salles très diverses qui empêchent le parcours d'être monotone. Exemples de thèmes du parcours : le lagon tropical, la mangrove, l'Atlantique...
Et c'est sans compter sur l'architecture qui rend le parcours d'autant plus intéressant à mes yeux d'urbaniste en devenir. On peut ainsi s'enfiler l'étape histoire - écologie - fonctionnement des balises marines - (habituellement chiante) sans trop s'en apercevoir, mais aussi voir un aileron de requin dépasser de l'eau, pour descendre vite à l'étage inférieur se rendre compte que tout un banc de squales évolue dans le fond du même bassin. De même avec des lions de mer, qu'un tunnel permet de voir nager de dessous, puis se dorer la pilule au soleil de dessus.
Et le côté ludique ? Heu, j'ai regardé beaucoup de poissons avec l'oeil de la gastronome qui les a déjà mangés (voir nager une sole par exemple : on distingue bien les deux filets, je me les serais bien faits avec du citron, miam !)... Un aquarium, c'est aussi l'occasion de se prendre pour un reporter de National Geographic, il faut dire que les prises de vue sont toutes données.
Pour le reste, qu'il soit rouge à rayures blanches ou gris-marron, qu'il ait des dents pointues ou une tête toute plate, le poisson a l'air bête : sans doute à cause de son regard. Je serais stupide de ne pas retenir la partie écologique (sans surprise, la dernière du parcours, pour laisser une impression marquante) : oui les océans sont menacés, et même si ce n'est pas moi avec mes envies de sole qui vais les sauver toute seule, je me sens concernée par le sujet. (la solution, c'est la montée des prix : la sole va devenir tellement chère que je n'y penserai même plus :p)
































