24 août 2009
Vérone sans Juliette
Située à quelques encâblures du testicule droit du lac de Garde (tapez "lac de garde" sur google, vous verrez de quoi je parle), Vérone était une étape-visite indispensable de ma semaine en Italie.
Le hasard m'y avait déjà poussé il y a 10 ans, au retour d'un mini (mais mémorable) séjour à Venise. J'en avais surtout gardé le souvenir d'une ville où il fait super froid. Oui, mais j'étais venue en février... Force est de constater que le climat estival tient plus de Barcelone que de Saint-Petersbourg. Il faisait chaud ce soir-là, tellement même que sur le chemin du retour nous nous sommes pris une tempête aussi violente que soudaine, avec chute d'arbres et compagnie.
Pourtant, à voir ces nuages, c'était évident qu'elle nous arrivait dessus... -_-'
Mais je m'égare. Vérone est l'une de ces villes-monuments dont l'Italie regorge. Difficile de ne pas penser à Nîmes pour le côté romain : Vérone possède des arènes très similaires à celles de la ville du crocodile, elle les utilise d'ailleurs encore pour des concerts et opéras. Comme on est au pays des Romains, les vestiges antiques se trouvent à tous les coins de rue : anciennes portes de la ville toujours en fonction, fosse aux lions (celle-là heureusement hors service depuis un moment)...
Je note au passage la remarquable intégration du patrimoine dans la ville d'aujourd'hui...
Mais Vérone est surtout connue pour être l'un des premiers attrape-touristes de l'histoire : c'est la ville qui sert de décor (complètement fictif, faut-il le rappeler) à la plus fameuse histoire d'amour de la littérature, j'ai nommé Roméo et Juliette. On peut encore visiter la maison de cette dernière, mais, à moins que ce ne soit une lacune en histoire de ma part, elle n'a jamais existé...
Une seule option : ce canular a été monté il y a des siècles, et des siècles de fréquentation ont garanti sa renommée. Si quelqu'un avait subitement ouvert un hôtel particulier du centre et l'avait proclamé maison de Juliette au XXe siècle, je doute que son succès aurait été tel qu'aujourd'hui.
En attendant, et si comme moi vous êtes arrivés après l'heure de la fermeture de ladite maison, il reste un centre historique riche de 2000 ans d'histoire à arpenter et des petits restaurants à ne pas manquer.
06 août 2009
Trois bonnes raisons de venir au Pont du Gard à pieds
Pour ceux qui projettent de visiter un jour le Pont du Gard, je recommande chaudement de le faire à pieds depuis l'un des villages environnants (St Bonnet du Gard dans mon cas) plutôt que d'y arriver en voiture : ça tombe bien, le monument gallo-romain est desservi par un sentier GR. La balade donne une autre dimension à la visite.
D'abord, c'est la traversée d'une garrigue sèche sous un soleil de plomb et sur des sentiers caillouteux. Fatiguant, mais lorsqu'on arrive au dessus du pont façon Indiana Jones dans la Jungle, on se rend compte qu'une belle vue s'apprécie encore plus quand elle fait figure de clou du spectacle.
Au Nord du pont, le GR suit le tracé de l'antique aqueduc. Oui, se promener permet de découvrir que le pont du Gard n'est qu'un petit morceau d'un projet pharaonique visant à acheminer de l'eau potable de Uzès à Nîmes, au dessous des plateaux et au dessus des gorges !
Enfin, arriver à pieds permet de mieux apprécier la baignade dans le Gardon qu'enjambe le monument. Un peu fraîche mais idéale pour se délasser après quelques kilomètres de marche :D
02 août 2009
Apéritif musical aux arènes de Nîmes
C'était il y a une semaine et pourtant j'ai l'impression qu'un siècle a passé depuis. Comme prévu dans mon agenda concerts je suis allée voir Cocoon, Duffy et Charlie Winston dans le cadre prestigieux des Arènes de Nîmes : un apéritif de vacances plutôt explosif.
Avec des nuances bien sûr. Cocoon serait plutôt un pastis (51) avec des olives noires : doux mais qui fait tourner la tête, parfait pour un début de soirée dans le vent du Sud. Le duo nous a réservé une bonne part de chansons inédites (nouvel album imminent ?) et s'est payé les services d'un orchestre pour corser ses chansons. Je retiendrai la tentative de faire l'amour avec le public (malheureusement un lamentable échec, public pas assez chaud et beaucoup d'enfants dans l'assemblée. Ah, difficile de passer en premier...).
Duffy serait un kir framboise royal avec des amuse-gueules : raffiné et parfait pour une soirée entre nanas. L'idée est là. C'était fidèle à ce que je connais de l'artiste, jazzy, plein de formes généreuses mais pas très inventif. Sauf peut-être la mini-reprise de Bob Synclar à la fin.
Charlie Winston se rapprocherait plutôt d'une sangria, l'alcool de fête qui monte tout de suite à la tête pour peu qu'on se trouve sous le soleil d'une Feria. C'était la révélation de la soirée : l'artiste est excellent en live, meilleur sans doute que sur son album. Il joue plein d'instruments, danse comme un fou, a un orchestre super dynamique et réussit à faire participer le public comme personne... Certes, il a bénéficié d'un public surchauffé par les deux concerts précédents (qui s'est tapé entre autres une quinzaine de olas pour patienter avant le début du concert...). N'empêche qu'il grimpe considérablement dans ma petite liste d'artistes du moment.
Et je ne parle pas du cadre : une fosse aux lions vieille de 2000 ans...
29 juin 2009
Vieilles pierres à Amboise et Blois
Dernier volet pour ce superbe weekend en pays ligérien (oui apparemment ligérien = relatif à la Loire, on en apprend tous les jours). Parce qu'une escapade ne se fait pas sans marche en ville. Et puisque ces dernières ont été visitées en purs touristes, je me passerai de tergiversations urbanistiques...
On a découvert Amboise, charmante bourgade aussi patrimoniale que miniature, du haut des fortifications.
Blois s'est vue morte sous le soleil déclinant, pour finir sous les lumières du spectacle nocturne du château.
24 juin 2009
Les châteaux de la Loire, patrimoine ou parcs d'attractions ?
Les châteaux de la Loire, ça brasse des choses : les rois de France, les nobles qui n'avaient rien de mieux à faire pour s'occuper que construire les bâtisses les plus somptueuses imaginables, la Renaissance, Henri IV, Léonard de Vinci...
Pourtant le weekend dernier, chacune des visites a été unique. Pas seulement parce que chaque site, architecture, époque, etc. sont propres à chacun, mais aussi dans le traitement des site par leurs gestionnaires. Si certains châteaux jouent la carte de l'authenticité, d'autres ont développé des parcours plus interactifs, avec plus ou moins de succès. Avec, toujours, une capacité d'accueil qui permette de digérer le tourisme en masse.
Deux "authentiques" : Chenonceau et Amboise...
Chenonceau, c'est une émission "des Racines et des Ailes" : c'est Diane de Poitiers et d'autres grands de l'Histoire de France, c'est l'architecture dingue d'un bâtiment qui enjambe le Cher (quand même, il devait faire sacrément humide là dedans). C'est tout plein de petits détails historiques que le guide nous aide à déchiffrer dans les décorations et les oeuvres d'art. La visite met en valeur les deux fonctionnalités du château : manger et dormir (des cuisines immenses, des étages de chambres), et nous laisse complètement libres de visiter le jardin, du potager au labyrinthe. Jardins magnifiques, d'ailleurs : ce château se visite à la bonne saison !
On sent bien que les gestionnaires du site n'ont pas grand chose à faire pour mettre le site en valeur et se contentent de gérer les flux. Des petits détails, comme les fleurs et fruits frais qui décorent les pièces, viennent ajouter au côté authentique.
Les plus belles cuisines qu'il m'ait été donné de visiter !
Amboise est complètement différent (en plein centre-ville, fortifié, en hauteur) et pourtant le parcours de visite met aussi en valeur l'Histoire. Il faut dire que ce château fort a aussi été demeure royale au temps où la cour était encore itinérante : il y a de quoi raconter. Histoire de France ne veut pas dire qu'on s'ennuie : la visite nous amène au sommet des tours et dans la salle du conseil royal, sans compter la géniale rampe cochère qui remonte une tour entière. Difficile de ne pas s'imaginer de retour au XVIe siècle ou dans un roman d'heroic fantasy (quoi, je me laisse influencer par mes lectures ??)...
Le Clos Lucé : la thématisation aux dépends de l'histoire ?
Tout est dit. Le Clos Lucé est en fait un manoir qui a vu passer et mourir le génie universel Léonard de Vinci, avec la Joconde et deux ou trois autres tableaux. Mais bon, les tableaux sont au Louvre maintenant, la demeure a été refondue et il ne reste pas tant que ça de meubles et des plafonds originaux. Par contre, le parcours touristique est interactif à fond. C'est la carte des inventions qui est jouée, et on en mange à toutes les sauces : citations du maestro sur les murs, maquettes, réalisations grandeur nature qui parsèment le parc... Une visite faite plutôt pour les enfants, qui laisse un vague arrière-goût d'arnaque.
L'invention de la mitraillette, et sa réutilisation en version pétards + fumigènes par le Clos Lucé...
Moulinsart Cheverny, historique et thématique à la fois
Celui-ci est particulier. Déjà parce que s'il est connu, c'est surtout parce qu'il a inspiré à Hergé le QG du capitaine Haddock. D'architecture, il n'est pas extraordinaire ; d'intérieur, c'est un énième château surdécoré (le visiter en dernier n'a pas aidé).
Moulin... Cheverny a donc l'attrait Tintin, qu'il exploite d'ailleurs fort bien avec l'exposition "les secrets de Moulinsart". Tout bête mais diablement efficace. On peut y admirer entre autres, grandeur nature, une bouteille de Loch Lomond, le sous-marin requin ou la télé-écran géant de Tournesol. Le parcours est bien fichu est on oublie vite le côté "toc", pour peu qu'on ait grandi avec Tintin.
Mais Cheverny a aussi une famille de vicomtes qui l'entretient, avec son arbre généalogique à rallonge et le mariage de sa petite dernière exposé sur les meubles. Sans compter le tableau qui fustige la révolution et chante la gloire de Louis XVI... Douteux. On y pratique encore la chasse à cour, d'ailleurs la meute est l'une des attractions phares. Au final, on a l'impression que le côté Tintin est moins choisi que subi (mais bon la noblesse aujourd'hui n'est plus ce qu'elle était, il faut bien faire rentrer des sous dans l'escarcelle...).
Dis Maman, il fait quoi le chien là ??
J'ai pu le voir, les châteaux de la Loire mettent leurs atouts en valeurs de façons différentes. L'interactivité est une option intéressante pour nous mettre dans l'ambiance : sons et lumières, musique de fond, parfum de vraies fleurs dans les pièces, expositions à la Moulinsart... Mais elle montre carrément ses limites au Clos Lucé. Il faut dire que c'est difficile de se développer quand à la base on a peu à montrer...
02 mars 2009
Biscuits roses et cathédrale
Quand moi et une vieille copine avons affirmé vouloir aller à Reims pendant un weekend entier, avec nuit sur place et tout et tout, on s'est moqué de nous. Il parait que la ville est moche et qu'on en a vite fait le tour...
Moche ouais, à part ça...
J'avoue que mes idéaux régionaux ont la vie dure, et je voyais une belle ville historique pleine de maisons à colombages... Bah non, Reims est une ville sinistrée, détruite à 80% pendant la première guerre mondiale. Mais en fin de compte, on trouve de quoi s'occuper pendant deux jours, pour peu qu'on aime les vieilles pierres et la bonne bouffe.
On commence avec une traditionnelle vérification de clichés : s'il y en a bien un qui se confirme, c'est celui de la gastronomie. J'avoue que sur ce coup là, le champagne était moins une priorité que le biscuit rose de Reims. Fait avec une bonne dose de E-110, E350 et autres E592, ce biscuit rose Barbie se décline en toute une gamme de pâtisseries et biscuits, et même en poudre pour colorer sa propre cuisine (ouais, c'est franchement moins tiré par les cheveux que d'acheter directement du colorant alimentaire !). On trouve à Reims des boutiques entièrement dédiées à la petite merveille. Résultat, un weekend de grignotage et un stock ramené que je ne compte pas laisser aux griffes de la femme de ménage, cette fois (nan mais !). Tiens, faudrait que je me fasse une charlotte moi...
La cathédrale mérite à elle seule une bonne, grosse visite. Pas le petit tour habituel, vite-fait comme ça pour dire qu'on l'a vu. Déjà, elle amène le gothique à son extrême, en faisant de la dentelle avec de la pierre, en rendant un bâtiment lourd transparent comme un lampion.
Il existe des visites guidées et on peut monter dans les tours, mais tout ça est fermé hors saison (greuh). Le palais du Tau qui jouxte la cathédrale est un en fait très bon complément : jadis palais des banquets de couronnement royaux, c'est aujourd'hui un musée bien fichu sur l'histoire de la cathédrale et des cérémonies royales. On y trouve des morceaux d'église, des tentures du XVe siècle et les objets des derniers sacres (la cape de Charles X et le pendentif de Charlemagne, ça rend humble !).
Je passe aussi sur les autres monuments visitables, dont une ancienne maison de notables encore debout qui a vu passer des grandes familles du Champagne.... Sinon pour les amoureux d'église il y a aussi la basilique Saint-Rémi, très bel édifice mi-roman et mi-gothique qui célèbre le prêtre ayant baptisé Clovis.
Cathédrale, palais du Tau, cathédrale, palais du Tau. En bas, Eve prise en flagrant délit...
A part pour quelques monuments et anciennes demeures miraculeusement debout, j'avais une réflexion en me promenant : ville sinistrée. L'essentiel du centre ancien est d'architecture art-nouveau (et pas des plus jolies), les monuments historiques sont faits de bric et de broc, à moitié rénovés ou remis debout. Même la façade de la gare porte encore des impacts de balles. C'est assez bizarre pour moi, sans doute classique pour les gens de l'Est.
La cathédrale elle-même porte les stigmates de siècles d'incendies, bombardements et (aujourd'hui) pollution atmosphérique : curieusement, cet aspect abimé lui donne aussi une allure plus vénérable et ancienne que les autres grandes dames du bassin parisien. Des fois, laisser tomber les ruines donne de la qualité au patrimoine...
Impacts de balles. Et parce que je n'ai parlé que de monuments et de bouffe, une petite image du jadin de la Patte d'Oie, ma foi très agréable avec ses petits canaux.
21 février 2009
Versailles dans les détails
Le château de Versailles, une façon comme une autre d'occuper un jour de congé... Le problème de ce monument plus que fameux, c'est qu'il ne réserve pas de suprise : je l'ai visité virtuellement depuis l'école primaire jusqu'aux soirées Des Racines et des Ailes. Le côté "réel" n'apporte rien sur ce plan - à part peut-être prendre les touristes en photos pour se sentir un peu moins touriste soi-même (c'est hypocrite, c'est vrai...).
Ah si, une surprise : l'automate qui m'a livré (et débité !) 29 tickets d'entrée pour la journée... -_-'
C'est dans le détail que j'ai apprécié le déplacement : la surcharge de décorations est incroyable, Louis XIV devait être vraiment très blasé du luxe "de base" dans lequel il vivait pour commander quelque chose de cet accabit ! Tout respire l'excès : surtout si on s'imagine dans le contexte du XVIIe siècle, où on prenait son premier bain à 7 ans, affectionnait les orgies et pouvait mourir d'une indigestion quand tout le monde ne mangeait pas à sa faim. Sans compter le trou dans les finances de l'état (enfin, du roi puisque l'état c'était lui) qui a dû suivre la construction du château.
Vraiment, David Fincher aurait pu tourner Seven à Versailles...
Bref, si au début de la visite on s'attache aux petits détails mignons des appartements, on se retrouve vite blasé comme un noble de l'époque et on sort sans regrets prendre l'air dans les jardins.
Quant à la ville de Versailles, elle porte des clichés différents : je recommande une balade à pieds en comptant les mamies et les caniches, c'est très instructif ! ^^
21 septembre 2008
Journées du patrimoine, mode d'emploi
Aaah, les journées du patrimoine. Concept très intéressant : rendre musées et monuments accessibles à tous, ouvrir un maximum de portes normalement fermées au public. Mais pour le visiteur ignorant (moi en l'occurrence : pour ma défense, c'est la première année que je me prends au jeu), ce sont des journées qui se préparent à l'avance, le risque étant de passer un moment pénible et frustrant.
Voilà les règles d'or que je retiendrai pour les années à venir :
1. Je m'assurerai d'être dans une grande ville qui participe vraiment à l'événement : j'étais à Paris pour l'occasion donc pas de problème, mais l'ouverture des monuments et le programme de visites guidées est parait-il très variable. Je me souviens avoir été à Beaune il y a quelques années, comme par hasard l'hospice était aussi payant que d'habitude...
2. Je préparerai un programme en béton avant de sortir : un plan à la va-vite préparé la veille sur Internet ne suffit pas ! Réveillées avec les poules, moi-même et une amie avions en tête de visiter l'Opéra Garnier. Je me voyais déjà gambader dans les coulisses où on range les décors et les costumes... Tout faux, monument fermé aux visites ce jour là, raison : visite d'un ministre (grmbl). Ca commence bien. Autre tentative, la Comédie Française : fermée, car visites complètes (ah bon, il fallait réserver ??). Après plusieurs échecs, le premier bâtiment dans lequel nous réussissons à rentrer est la Conciergerie, dont on ne peut visiter que deux salles : le reste, incluant la fameuse Sainte-Chapelle, est fermé pour raisons de sécurité. La moutarde commence à nous monter au nez...
3. J'achèterai le supplément du Parisien qui curieusement note ce qu'Internet ne nous indique pas forcément. Sur ce coup là il n'y a pas de solution radine, sauf aller le chercher directement au ministère de la culture où il est distribué gratuitement.
3. Je privilégierai les monuments fermés au public le reste de l'année : c'est le conseil donné par une âme charitable qui nous voyait pester en déchiffrant notre plan de Paris comme deux touristes égarées. Et elle avait raison. Nous finissons par nous rabattre un peu au hasard sur le Palais Royal, sorte d'annexe au Louvre située de l'autre côté de la rue de Rivoli. Palais que je ne savais ni fermé au public en temps normal, ni si bien occupé : ministère de la culture, le Conseil d'Etat et le Conseil Constitutionnel s'il vous plait ! Une visite superbe, dans laquelle les employés eux-mêmes présentaient leur métier et l'histoire de leurs locaux. Bourde suprême, nous avons bavardé un moment avec un conseiller d'état avant de nous rendre compte de sa fonction (je me revois lui demander : "et vous travaillez ici ?" -_-).
Rien que pour travailler là je me lancerais bien dans des études de droit moi !
J'en ai pris pour mes clichés. Je m'imaginais me promener dans les rues et rentrer n'importe où (dieu que je suis naïve), je me préparais à faire la queue pendant des heures... D'une part il n'y a pas tant de monuments qui participent à l'événement (et pourtant j'étais à Paris !), d'autre part il n'y a pas tant de monde qui se presse, pour peu qu'on ne tente pas sa chance à l'Elysée ou Matignon. Hors des monuments phares, l'ambiance est plutôt calme et propice à une bonne visite.
Bref, moyennant une préparation solide, il y a vraiment moyen de passer un bon moment, d'autant plus que (y avait-il quelque chose dans l'air ?) nous avons tapé la causette avec un bon nombre d'inconnus ce jour-là, visiteurs ou professionnels. Une expérience culturelle donc, mais aussi humaine...
31 août 2008
L'emblème de Chambéry !
Paris a sa tour Eiffel, Dublin sa statue de Molly Malone, Marseille sa Bonne Mère, et Chambéry a...
Les quatre sans cul ! La photo suffit à expliquer le nom. Vous noterez qu'à l'écrit, on passe à côté d'une confusion très amusante mais audible uniquement à l'oral, qui doit être à l'origine du déplacement d'un certain nombre de touristes dubitatifs !
09 août 2008
La Provence vue des Baux
Pour le touriste sudiste, les Baux de Provence sont une étape presque incontournable. Cité fortifiée improbablement posée sur un bout de caillou des Alpilles, elle possède tous les clichés qu'on attend du Sud-est : couleur caractéristique de la pierre, château visitable, champs d'oliviers à perte de vue, cigales qui chantent, possibilité d'acheter savons parfumés et calissons...
Le château fort (dont il ne reste presque plus que la partie creusée dans la roche) est témoin d'une histoire longue et tumultueuse (les barons des Baux étaient des empêcheurs de tourner en rond en puissance). Sa visite est bien organisée, on peut grimper à peu près partout y compris au sommet des anciens remparts. En bonus, des armes de siège et de torture du Moyen-âge sont exposés dans la cour (on peut essayer le pilori, marrade garantie !).
Sinon, les Baux sont connus pour la vue panoramique qu'offre le rocher sur la Provence, des Alpilles au littoral. Avec une mer de cigales qui chantent une centaine de mètres en dessous, c'est relaxant...
Passons aux critiques : c'est hyper, méga, archi touristique. Passé l'épreuve du parking (où on peut jouer au tetris 3D sur des pentes très raides), il faut frayer son chemin dans des ruelles déjà étroites et se préparer à débourser à tout va : visite du château, plus de boutiques que d'habitants (19 personnes vivent sur le rocher !), prix du parking, etc. Certes, le site est exceptionnel, mais la région regorge de sites historiques et de villages perchés visitables à moindre frais. Ca fait réfléchir...
Bon, je critique le nombre de boutiques mais je ne les fuis pas pour autant... En particulier, j'aurais bien dévalisé celle-là ^^
















































