France trotting

-- Urbaniste en devenir redessine sa carte de France --

07 juillet 2009

Taniguchi, Watanabé, Takada !

Et que je ne vous y prenne pas à me dire "à tes souhaits", hein. Je vous parle ici de quelques grands de l'animation japonaise rencontrés à la Japan Expo. C'est parti, je me vante :

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Moryatsu Taniguchi est un vieux de la veille : son métier, mettre des manga en mouvement, et ce depuis le Dieu Tezuka. Il a parfaitement prouvé on savoir-faire en réalisant sous nos yeux un Ryô Saeba alias City Hunter / Nicky Larson à tomber raide.

Shinichirô Watanabe n'est plus à présenter chez les amateurs d'animation japonaise : Cowboy Beebop, Samurai Champloo et même deux épisodes d'Animatrix sont nés de son imagination. Cet homme plein d'humour et d'excentricité nippone nous a expliqué sa passion pour la musique et le cinéma pendant une conférence plus qu'intéressante. Point de dessin (monsieur n'est "que" réalisateur !), mais un bel autographe à la clé.

cowboybeebop

Akemi Takada est une autre star dans son genre. Character Designer sur des séries qu'on connait bien en France (Max&Compagnie, Lamu, Patlabor...), elle est surtout connue pour ses illustrations à la peinture à l'eau. La rencontre s'est résumée en une leçon de dessin d'une heure et demie à l'issue de laquelle elle a mis en jeu un portrait de Madoka (Samantha de Max&Compagnie...) tout juste fait contre un "pierre feuille ciseaux" contre l'assemblée. Bien sûr, j'ai perdu (grrr).

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Plus que les précédentes, cette Japan Expo a été placée sous le signe de l'animé : point de cosplay ou de J-music pour cette fois. L'âge de la maturité ? ^^

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05 juillet 2009

Un peu, beaucoup, nipponément, à la folie

Il s'en passait des choses ce weekend, et le choix n'a pas été facile, mais en fin de compte c'est la Japan Expo qui a été retenue. Voilà trois ans que je n'y avais pas mis les pieds. C'est qu'en trois ans il s'en passe des choses mine de rien .

Revenons à la base : la Japan Expo est le seul endroit en France où l'on peut croiser un homme-Game Boy, voir une tortue ninja et un stormtrooper se serrer la main, ou s'entendre dire : "ne touchez pas au Pikachu géant !" au détour d'une allée. C'est un carnaval et un forum de retrouvailles entre gee amis, un centre commercial géant de produits nippons en tout genre, la possibilité de rencontrer certains des grands mangakas de ce monde. En résumé, l'assurance pour la nippophile (et consommatrice de mangas) que je suis de passer un bon weekend !

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Pour ce qui est du contenu, j'observe que la Japan Expo évolue lentement mais sûrement. A l'origine festival dédié à la culture japonaise, j'ai observé la partie "traditionnelle" (ikebana, arts martiaux...) s'amaigrir pour n'être plus que disséminée parmi les stands. Par contre la Japan Expo est devenue le canal presque incontournable d'entrée de la culture "populaire" en France : J-music, nouveaux mangas, certaines modes comme les "gothic lolitas"...
Plus loin même, son succès lui a permis de s'annexer un festival des jeux de société / de rôle et le premier Comic Con français. C'est quand même fou qu'il ait fallu passer par le manga pour voir arriver cet événement plutôt lié aux Comics et à la science-fiction à l'américaine. D'ailleurs, la partie Comic Con était (à mon goût) petite et sous-dimensionnée par rapport à la Japan Expo. On est bien dans le premier pays consommateur de manga hors Japon...

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Super-Lapin Crétin !

Absente de l'évenement depuis trois ans, cette je ne me suis pas vraiment sentie à l'aise parmi la foule de festivaliers. Peut-être parce qu'entretemps le phénomène Japon a été accaparé par une masse d'ados et de jeunes qui ne sont plus de la même génération que moi. Avouons-le, les jupettes à froufrous - collants résille sont souvent du plus mauvais goût et la densité de pancartes "free hugs" donne une envie furieuse d'en boxer les porteurs. Et puis si j'ai connu le bon vieux cosplay avec second degré, ça me dérange de voir autant de personnes qui se donnent un genre avec autant de sérieux...
Mais au fond, peut-être que je sens ce décalage parce que moi, j'ai vieilli ? Je ne connais pas le yaoi ou les derniers shôjo à la mode, Les personnes avec qui je partage ma nippophilie sont le public majoritaire de l'époque, i.e. surtout des jeunes hommes entre 22 et 30 ans... Bientôt je passerai pour une réac à apprécier City Hunter.

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Heureusement tout n'est pas perdu pour le second degré ! ^^

Quoi qu'il en soit, il y a une chose qui me ravit : la Japan Expo a permis d'amplifier la diffusion de la culture (graphique) japonaise en France, et surtout elle s'impose aujourd'hui comme un immense festival de geeks assumés. Le Monde est en marche.

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11 juin 2009

Manger nippon à Paris : petit guide

J'en reviens à un de mes grands centres d'intérêt en vous livrant un petit compte rendu de mes années de tests de restaurants japonais. J'entends par là les plats qu'on mange au quotidien au pays du soleil levant, pas les sushis et sashimis qu'on trouve beaucoup trop facilement aujourd'hui (quoi, je fais mon élitiste ?). Bien sûr, c'est dans le quartier Opéra - Ste Anne que ça se passe. Et ça tombe bien, chanceuse que je suis, je me trouve y travailler depuis quelques temps ! Autant dire que je n'y vais pas de main morte.

Bref. Pour les curieux de choses différentes ou les amateurs, voici un guide rapide de ce qu'on peut trouver de plus ou moins recommandable, testé et approuvé par moâ !!

Ce qu'on trouve le plus facilement, c'est le plat de nouilles. C'est tant mieux, c'est aussi ce qui passe le mieux quand on ne connait pas grand chose à la bouffe gastronomie japonaise. Râmen ou nouilles toutes simples (épaisses : udon ou fines : soba), on se le trouve en général servi en format saladier avec tout plein de choses dedans. S'il y a souvent des accompagnements, le saladier suffit largement en lui-même à constituer un repas (avis de fille...). Le plus compliqué par contre, c'est de manier les baguettes et la cuillère sans en foutre partout. Perso, je suis toujours pas au point -_-'.
A tester : le Kintaro (rue St Augustin), qui propose le choix le plus large à ma connaissance. Udon aux algues, au curry, au porc pané, au poireau/canard...

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Udon au wakame avec la dose d'oignons de base : haleine fraîche garantie

En général, les cartes proposent aussi un assortiment de menus plus consistants comme les donburi, des bols de riz sur lesquels sont ajoutés poulet frit, porc pané, omelette, crevettes... Rhââ, je me donne faim toute seule. Les currys sont intéressants aussi, pas trop épicés en général et accompagnés de porc pané (encore je sais, mais j'adore) ou croquettes de légumes. Faut avoir de l'appétit bien sûr.
A tester : le Sapporo (rue Ste Anne ou rue Daunou) qui propose toutes les bases en menus tout simples. On y est servi par des mains habiles qui retirent tout ce qui est inutile de la table au fur et à mesure du repas. Efficace. J'ai pu tester Higuma (rue Ste Anne) plus récemment, très bon. La queue à l'entrée va dans ce sens.

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Curry et croquettes, au fond ce sont des boulettes de poulpe (takoyaki), commandées par curiosité : pas dégueu ^^

Si vous vous sentez d'humeur aventurière, vous pouvez tenter des spécialités plus rares en France. Je pense à l'okonomiyaki, l'omelette-crêpe japonaise.
Pour ça, une seule adresse : Aki, rue Ste Anne. Si vous êtes placés contre la cuisine (qui se trouve au milieu de la pièce, comme souvent dans ces restaurants) on vous cuit et retourne le plat sous les yeux. Appétissant, mais il faut se préparer à ressortir suivi d'un fumet de friture.

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Autre manger rare, le yakiniku. Pas tant que ça en fait, puisque cette spécialité est directement inspirée du barbecue coréen qui se développe à grande vitesse à Paris en ce moment. Le concept est simple comme une pierrade (ah tiens, ça y ressemble drôlement en fait...), à la différence qu'il faut retourner ses tranches de viande sur un grill enflammé avec des baguettes, et ça je vous le dit, c'est une autre paire de manches.
Il y a un restaurant, encore une fois rue Ste Anne, qui en fait sa spécialité. Je me demande s'il ne s'appelle pas simplement yakiniku ?

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Je pourrais encore développer, mais imaginez-vous le nombre de plats que j'ai dû prendre en photo pour constituer cet article, il y a des limites à aimer avoir l'air con ! ^^
Si vous avez la chance d'être parisien c'est vraiment dommage de passer à côté de la nourriture japonaise, d'autant plus que les prix sont franchement raisonnables : on s'en tire généralement pour une douzaine d'euros sans la boisson, et il n'y a pas d'arnaque sur la propreté ou l'hygiène.
Et si vous passez dans une épicerie (il y en a trois ou quatre), je recommande fortement :

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Ne serait-ce que pour consterner vos amis ! Allez quoi, ne me dites pas que je suis la seule à y penser....

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19 mars 2009

Hanami bulgare à Paris

Vive la mondialisation ! A l'origine de ce post, un cadeau bulgare : une Martenitsa. C'est une tradition de mars (que j'ignorais complètement) basée sur l'offre d'une petite amulette rouge et blanche.

Pour simplifier, il faut la porter sur soi, en évidence de préférence (on peut dire que je ne me suis pas loupée sur ce coup là !), et  l'accrocher dans le premier arbre en fleurs qu'on aperçoit (il y a aussi une histoire de cigogne, mais on laisse tomber en région parisienne...). On fait alors un voeu dont la réalisation est liée à des conditions sur lesquelles je ne vais pas m'attarder ici. Apparemment c'est une réelle tradition en Bulgarie, et en mars il n'est pas rare de voir des arbres couverts de petites poupées et de bracelets rouges et blancs.

Bref. J'ai donc reçu ma toute première martenitsa, et c'est non sans fierté que je l'ai arborée durant presque une semaine. Je planifiais même une recherche d'arbres en fleurs dans les parcs parisiens pour ce weekend, mais malheur ! Je suis tombée par surprise sur un magnifique spécimen.

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Et pas des moindres : un prunus cerrulata (merci wikipedia) ou cerisier du Japon, en pleine floraison. Un peu tôt vous me direz, mais le beau temps de la semaine et l'agitation souterraine du forum des halles semblaient avoir décalé son rythme saisonnier. Un cerisier du Japon, en pleine floraison, ça donne le Hanami, la période de pique-nique / contemplation sous les fleurs au pays du soleil levant.

Le problème c'est que mon arbre est situé bien en vue, photographié par des flux incessants de touristes, quand les SDF du coin ne font pas la sieste devant. Parisiens, vous l'avez déjà vu. Et je ne parle pas de la clôture qui me séparait de ses branches... J'ai donc tourné autour du pot pendant quelques jours, tentant l'approche à des heures de petite affluence mais peine perdue, le monument est trop visible. Finalement j'ai pris mon culot à deux (quatre, six) mains, tiré quelques branches et voilà ma petite martenitza accrochée à ses sakura !

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Je suis revenue un peu plus tard, la petite dame tenait bon. Un papa expliquait à sa petite fille : "tiens, les premiers arbres en fleurs, regarde comme c'est beau !". Sô desu ne !

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05 janvier 2009

Surf sur l'ukiyo-e

Quelques jours de battement entre le nouvel-an et la reprise du travail m'ont permis d'aller voir une exposition très intéressante pour la nippophile que je suis : 170 estampes japonaises sorties des cartons de la BNF !

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L'occasion pour moi d'admirer les oeuvres de dessinateurs, de vrais, qui officiaient alors qu'en Europe le dessin était relégué aux essais précédant la peinture (ce qui est toujours un peu le cas, d'ailleurs). Tout ça pour dire que ces Hokusai, Hiroshige et autres Harunobu sont des gourous pour moi...

Comme la BD, l'estampe est un art né populaire : les dessinateurs prenaient pour modèle le Monde Flottant, ces quartiers de plaisirs qui mettaient dans le même aquarium marchands, courtisanes (prostituées), acteurs de théâtre travestis et lutteurs de sumo. Je ne vous parle pas des estampes érotiques : à l'image du manga aujourd'hui où les yeux habituellement petits sont démesurément agrandis, ... Bon, vous avez compris.

En bonus, des estampes de paysages sont exposées dans la crypte, où nous avons eu la surprise de voir... La plupart des 36 vues du Mont Fuji de Hokusai, dont l'ultra-fameuse vague qu'on retrouve sur le logo de la marque Quicksilver.

Et merci à Claire et son homme pour ce petit cadeau qui deviendra vite un livre de chevet...

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La Manga, une série d'estampes caricaturales qui inspira son nom à la BD japonaise !!

En bref, je recommande. Mais vous vous en doutez, mon avis n'est pas des plus fiables, dans ce domaine je manque d'esprit critique !

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28 octobre 2008

Paris - Japon

Paris ville globale, je n'invente rien. Toute à ma nippophilie, voilà plusieurs années que je découvre les facettes japonaises de notre grande capitale. De quartiers en événements, et en passant les troupeaux de touristes, voici un petit résumé loin d'être exhaustif - tout complément d'information est le bienvenu...

--> Le coin number one est bien entendu le petit quartier nippon, situé de part et d'autre du boulevard de l'Opéra. Hauts lieux : la librairie Junku, repère des premiers otakus français, les épiceries Kyoko et Juji-ya où on trouve des choses non identifiées (aventureux, ne testez pas n'importe quoi, vous pourriez avoir quelques surprises -_-'), et une foule de restaurants qui proposent ce qu'on connait trop peu en France. Visuellement, on est loin du Chinatown de San Francisco, mais le dépaysement est bien là que l'on vienne acheter du matériel de dessin, acheter son lot mensuel de râmen en sachet ou goûter des plats nouveaux (je recommande chaudement le katsu don ou tout ce qui finit en "don" en général !).

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--> Version otaku (ou nippophile hystérique pour être plus exacte), il y a quelques belles boutiques le long du boulevard Voltaire : mangas, animés, musique et autres goodies en provenance du pays du soleil levant. Assez amusant, et surtout une mine pour qui s'intéresse au pop-rock et autres genres bizarres de ce pays, très difficiles à trouver dans des librairies classiques. Il y a quatre ans environ, j'avais eu la chance d'entrer dans une maison d'édition du manga dans ce quartier...

--> Du côté des musées, je n'ai fait un tour qu'au musée Guimet, qui vaut d'ailleurs le coup pour l'ensemble de ses collections asiatiques. Quel dommage, je n'avais pas mon appareil photo ce jour là : à refaire ! Il me semble qu'il existe bien d'autres lieux, mais là encore j'ai du temps pour approfondir tout ça, et vous le relater ici !

--> Niveau événements, impossible de ne pas parler de la Japan Expo. Je ne vais pas dire qu'en s'aggrandissant démesurément, elle a perdu son côté convivial du début, tout simplement parce que j'ai pris le coup assez tard. Certes c'est noir de monde, mais tant qu'il y a des invités intéressants et si on sait ce que l'on vient voir, il n'y a pas de raison ! L'ambiance y est unique : on eut croiser des pikachus géants, tester un maid-café ou encore se bastonner sur les derniers jeux vidéos Naruto... ^^

TSC Perdus___la_JE__ne_cherchez_plus

--> Comme la Japan Expo est surtout axée sur les cultures populaires, pour les frustrés de la culture traditionelle il existe d'autres événements plus modestes mais non moins intéressants. Ils peuvent se révéler être de bonnes surprises, comme ce petit festival nipponnement appelé "samurai japon" qui se déroulait dans un pavillon de Bercy le weekend dernier. Je me suis vue servir du saké et des okonomiyaki (sortes d'omelettes japonaises), j'ai retrouvé une amie tokyoite de passage pour exposer ses porcelaines, et j'ai assisté à plusieurs danses traditionnelles. Et surtout, j'y ai retrouvé mon éternelle fascination face à cette culture presque impénétrable...

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Une amie pas revue depuis un an et demie et du saké gratuit... Que demander de plus ??

M'enfin malgré tout, rien ne vaut d'avoir des amis (voire de la -belle-famille, mouahaha) japonais(e) pour achever de se convaincre que le Japon est une culture vivante et une population, au-delà des stéréotypes qu'on n'en finit pas de cultiver.

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12 juillet 2008

Un peu de pop-rock japonais

Bien que je ne sois pas allée à la Japan Expo cette année (et certains d'entre vous l'ont remarqué ^^) je n'ai pas pour autant abandonné ma nippophilie de mise. Dans la lignée de mon post sur la musique allemande, voici une petite sélection d'artistes japonais que j'écoute et que j'apprécie. Attention, je ne prétends pas tout connaitre au pop-rock japonais ! J'ai essayé de trouver des vidéos avec traduction en sous-titre.

C'est une amie nippone qui m'a fait découvrir Mr Children avec le clip suivant. Et il m'a marqué ! Mais attention, c'est humoristique : à ne pas prendre au sérieux.


Mr Children, Kurumi

MUCC (prononcez Mukku) est un de ces groupes dont on ne sait pas le pourquoi du comment du nom. Mais j'aime ses morceaux bien balancés et ses paroles curieuses qui font la part belle à la contemplation de la nature. Le clip suivant illustre combien les pannes d'oreiller peuvent être dangereuses au pays du soleil levant... (situation peut-être exagérée, mais l'idée est là : il y a le travail, et il y a vivre sa jeunesse...)


MUCC, Utagoe

Enfin, j'ai un petit faible pour Asian Kung Fu Generation, ne serait-ce que parce que pour une fois, leur nom en jette. Et pour la tête du chanteur, qui est assez loin des perruques emplumées des groupes de Visual Key. La chanson Rewrite est aussi connue pour avoir figuré au générique de l'animé Full Metal Alchemist...


Asian Kung Fu Generation, Rewrite

Ces trois morceaux en disent long sur la place des musiques contemporaines dans la société japonaise, que l'on sait tiraillée entre traditions centenaires et hyper-modernité. Ils ont en commun cette opposition entre un quotidien morne et contraint d'un côté, et l'art-imagination-liberté de l'autre. Dans Utagoe, c'est très américain : le jeune cadre plaque tout pour aller... faire du skate ! Dans Rewrite, le constat semble amer sur une vie si contrainte et pleine de grandes espérances qu'il n'y a de place ni pour les sentiments ni pour l'imagination. 
Je trouve que le pop-rock japonais est un bon exemple de musique "glocale" : un courant global repris et adapté à la sauce locale. Et certains de ses hérauts sont des portes-paroles de la révolution socio-culturelle qui s'opère aujourd'hui au sein des nouvelles générations.

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