Voilà un sujet semi-assumé mais qui me travaille depuis un moment. Etant grande amatrice de cultures de l'imaginaire (et pas seule à l'être chez moi) je suis souvent tentée de me rendre dans des salons et conventions en tous genres. En particulier, le lecteur fidèle aura sûrement remarqué que la Japan Expo est un rendez-vous annuel ici. 

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Jouons à Pokemon Go : combien de Pikachu sur cette photo ? ^^

Et pourtant ! A chaque Japan Expo et de plus en plus avec le temps qui passe, je me sens en décalage avec la clientèle cible dont l'âge moyen ne doit pas dépasser 20-25 ans. On ne partage pas le même rythme ni les mêmes passions de base (je fais une overdose de free hugs après 5 minutes environ), ni le même sens de la mise en scène d'ailleurs. Alors parce que je pense ne pas être la seule à glisser vers la catégorie vieux cons vétérans dans ces manifestations, voici mon petit guide du visiteur qui veut profiter sans s'user :

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1 - Ne plus venir 3 jours d'affilée. Au-delà du fait que 3 jours bruyants à esquiver les free hugs c'est fatiguant, je me suis rendue compte avec le temps qu'une seule journée bien ciblée suffit largement, à condition que le programme des invités s'y prête bien sûr. Sachant que le pic du samedi peut être franchement pénible, on préfère généralement le dimanche (prochaine étape, prendre son vendredi pour être encore plus au calme ?). On y reste de l'ouverture à la fermeture, profitant des dernières heures plus calmes pour faire une bonne tournée shopping.

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2 - Prévoir de quoi s'occuper dans les files d'attente. C'est une constante qui vaut pour à peu près tous les rassemblements populaires en Ile-de-France. Une bonne lecture dans la queue calme toutes les frustrations ! Japan Expo oblige, l'occupation est un peu plus axée jeux vidéos... On n'en est pas encore à prendre notre propre chaise pliante mais l'idée fait du chemin !

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3 - Préparer un plan de visite. Outre l'étude du programme (conférences et invités) qui peut largement s'anticiper, nous commençonsà être des habitués d'une série de stands  qui reviennent annuellement. Ma préférence va aux petits éditeurs chez qui nous pouvons échanger directement avec des journalistes ou auteurs que nous connaissons par média interposé (comme le très bon magazine Zoom Japon). Je ne parle pas du reste de la logistique, mais arriver avec de quoi grignoter permet de gagner un temps précieux sur place. Ca n'empêche pas de manger des spécialités de gastronomie japonaise en dehors des heurs des repas !

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4 - L'art de la pause confortable : il y a 10 ans, je m'asseyais comme tout le monde par terre contre les murs pour reposer mes pieds fatigués. Pas très confortable... Les salles de conférence étant maintenant ouvertes à tous et très accessibles depuis le hall, il suffit de se glisser sur l'une des chaises disponibles pour profiter en plus d'un divertissement surprise (du genre une finale de Bomberman sur Sega Saturn avec un poussin géant qui nous tiens compagnie deux rangs devant).

Boulet JE2016

5 - Rester opportuniste : parce qu'on n'en est pas encore au stade du planning chronométré, nous gardons les yeux ouverts à la recherche de rencontres / dédicaces imprévues. Cette année, nous avons eu droit à une petite dédicace presque privée de Boulet, auteur fort sympathique tant que j'y suis !